A compter du 1er janvier 2017, tous les Français seront couverts à 100% par la Sécurité sociale. Chaque année, un quart des Français renoncent à consulter faute de pouvoir avancer les frais. Pour combattre cette inégalité, le Ministre de la Santé a décidé de généraliser la pratique du tiers payant. Inscrite dans la loi de modernisation de notre système de santé, cette mesure franchit une nouvelle étape le 1er janvier 2017, avec deux évolutions majeures.
A la ville comme à l’Hôpital, la collaboration entre les différents professionnels de la santé, en particulier entre les médecins et les infirmières est évidemment souhaitable pour les patients car elle permet, avec une meilleure communication, une meilleure coordination et continuité des plans et des parcours de soins. Cette étude de la Penn State qui s’est penchée sur l’Hôpital et a regardé comment les médecins et les infirmières collaborent au cours des visites patients.
Le médecin généraliste intègre des détails et une histoire du patient, que les algorithmes ignorent, et c’est ce qui fait toute la différence. Lorsque cette équipe de chercheurs de la Harvard Medical School compare le diagnostic du médecin à partir de signes cliniques, ou via une plate-forme de diagnostic en ligne basée sur les symptômes, elle constate que le médecin est 2 fois plus susceptible de donner le bon diagnostic du premier coup.
On pourrait dire que les médecins aussi font du favoritisme, car les médecins ont leurs patients préférés, même s’ils déclarent souhaiter apporter les meilleurs soins à tous. Cette étude de l’Université Johns Hopkins, publiée en ligne dans la revue Patient Education and Counseling, montre cependant toute l’importance d’une bonne relation médecin-patient pour la qualité des soins. Les conclusions présentées dans la revue Patient Education and Counseling plaident pour un médecin « humaniste » et référent, toujours le même pour chaque patient.
C’est un progrès social présenté comme majeur pour 15 millions de Français, par le Ministre de la Santé, que cette nouvelle étape dans la généralisation du tiers payant: la mesure porte désormais à 15 millions le nombre de Français qui peuvent bénéficier de la dispense d’avance de frais. À partir du 1er juillet, les professionnels de santé pourront en effet proposer la dispense d’avance de frais aux femmes enceintes et aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) grâce à un dispositif modernisé et simplifié.
Mieux informés sur le vieillissement, les soins de santé liés à l’âge et les soins palliatifs, les médecins ont une vision plus éclairée de la fin de vie. On pourrait donc penser que les médecins et plus largement les professionnels de santé vont chercher à mieux la préparer. Cette étude, directement intitulée « Comment meurent les médecins aux U.S. » a examiné le recours des médecins aux interventions médicales de fin de vie.
Chaque année depuis 2012, une étude* sur l’utilisation des smartphones par les médecins nous offre une photographie sur ce secteur TIC et Santé. Le 4ème baromètre, publié en mars 2016, confirme un taux de détention élevé (85% des médecins répondants possèdent un smartphone), souligne un niveau d’équipement numérique plus large (ordinateur, logiciel médical), fait émerger les bases de données de médicaments de la jungle des applications santé les plus utilisées.
Est-ce une raison pour laquelle les hommes, meurent en moyenne plus tôt que les femmes ? Ces deux études qui ont exploré le comportement des hommes, face au médecin et…aux problèmes de santé, apporte des enseignements importants. Les hommes préfèrent plutôt les médecins de sexe masculin, mais sont moins susceptibles d’aller consulter que les femmes et surtout d’être honnête et de faire part de leurs éventuels symptômes.
Les médecins ont aussi des sentiments et les patients dits « difficiles » risquent d’être moins bien « traités », suggère cette étude néerlandaise. Un patient agressif ou réfractaire va conduire le médecin à perdre sa concentration, et finalement, dans certains cas à poser un diagnostic erroné. Ces conclusions, présentées dans le British Medical Journal, issues de la pratique de 60 jeunes médecins, confirment ainsi l’association entre certains archétypes et l’erreur de diagnostic.
Le ministre de la Santé vient de prendre connaissance de la décision du Conseil constitutionnel sur la loi de modernisation de notre système de santé. Le Ministre se réjouit, dans un communiqué, de la validation par les sages de la quasi-totalité de la loi de modernisation du système de santé. La décision du Conseil constitutionnel modifie notamment l’étape du 30 novembre 2017 du tiers payant généralisé.