Le Ministère répond aux préoccupations des internes d’abord qui manifestent avec les chirurgiens des cliniques et se sont mis en grève illimitée au nom d’une remise en cause de la médecine libérale avec l’encadrement des dépassements d’honoraires. Les différents syndicats d’internes grévistes et de chefs de clinique ont donc été reçus ce jour au Ministère de la Santé qui apporte, par communiqué les précisions suivantes :
– Sur la liberté d’installation des médecins, le Ministère précise que le gouvernement n’a jamais eu et n’a pas le projet de la remettre en cause.
Les médecins auraient bien des préjugés contre les patients en surpoids ou obèses, selon cette enquête menée par des chercheurs de l’Université de Washington auprès de plus de 2.000 médecins américains. S’il est crucial que les attitudes des professionnels de santé vis-à-vis de patients en surpoids ou atteints d’obésité ne soient pas influencées par des vues personnelles, cette étude, publiée dans l’édition du 7 novembre de la revue PLoS ONE ne conclut en aucun cas que ces préjugés sont associés à une moindre qualité des soins.
Avec la signature intervenue le 25 octobre de l’accord sur les dépassements d’honoraires par l’Assurance Maladie, 3 syndicats de médecins (CSMF, MG et SML) et l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (UNOCAM), Marisol Touraine salue « un tournant pour la santé des Français ». La Ministre de la Santé se réjouit de la signature de cet accord, après de longues négociations, finalement positives, grâce auquel l’accès aux soins redevient un droit pour tous les Français.
C’était un engagement pris par le Président de la République, qui, au terme d’une longue négociation, entre l’Assurance Maladie, les syndicats de médecins et l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (UNOCAM) a trouvé un accord sur les dépassements d’honoraires. Le principe, un plafonnement de la tarification à 2,5 fois le tarif fixé par la Sécurité Sociale, en échange de remboursement de cotisations sociales, le tout dans le cadre d’un contrat d’accès aux soins, facultatif pour le médecin.
La Ministre de la Santé ne veut plus « voir des patients attendre des heures sur des brancards dans les couloirs ». Marisol Touraine s’attaque ainsi au chantier des urgences, et après avoir réuni, ce jour le Conseil national de l’urgence hospitalière (CNUH), souhaite mettre en œuvre un accès aux soins urgents en moins de 30 minutes, mais après réorganisation des consultations en ville, pour réduire les passages inutiles aux urgences et réorganisation des consultations à l’hôpital, pour réduire le délai d’attente.
Alors que peu d’études épidémiologiques ont évalué l’ampleur du risque dans les structures médicales ambulatoires, l’étude Cabipic, livre ses conclusions dans le Bulletin hebdomadaire de l’Institut de Veille sanitaire (InVS). Conclusion, si la gestion des déchets d’activité de soins à risque infectieux (Dasri) par les médecins libéraux est satisfaisante, la prévention, la déclaration et la prise en charge des AES reste à améliorer.
Dans un contexte de PLFSS2013 qui frappe de plein fouet le Médicament, suite à la publication du Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux des professeurs Philippe Even et Bernard Debré, puis à l’appel critique de trois autres experts médicaux, les Prs Jean-François Bergmann, François Chast et André Grimaldi, à la céation d’un répertoire national officiel des médicaments, c’est au tour de la Fédération Française d’Allergologie et des Allergologues de protester et de porter plainte contre les auteurs du premier ouvrage auprès du Conseil de l’Ordre.
Aiguilles oubliées, malaises et ecchymoses, cette étude qui porte sur des données spécifiquement britanniques met en garde sur un petit nombre de complications, recensées par le National Health Service (NHS) comme effets indésirables d’un traitement par acupuncture. Au-delà des 365 incidents relevés sur 3 ans -mais non rapportés au nombre total de séances- on retiendra plutôt leurs types et leur absence, majoritairement, de sévérité.
Lorsqu’un nouveau-né est gravement malade, éliminer le jargon médical, tenir régulièrement les parents au courant de l’état de santé de leur bébé fait partie des recommandations de cette étude du Centre pour l’Enfance John Hopkins qui suggère qu’une meilleure communication des cliniciens permettrait de mieux faire comprendre aux parents les situations cliniques difficiles et de mieux orienter leurs décisions. Ces conclusions, publiées dans l’édition du 16 août du Journal of Perinatology montrent toute la difficulté à « faire passer le message ».
Professionnels de santé assassinés et torturés, hôpitaux inaccessibles aux blessés par peur de représailles, entraves constantes à l’aide médicale dans les hôpitaux et les zones bombardées et assiégées, aujourd’hui, en Syrie, la médecine est instrumentalisée, et parfois même utilisée comme une arme. La recrudescence des violences affecte la population civile et cible les blessés, le personnel médical et les structures de soins.